5 erreurs qui exposent votre entreprise aux cyberattaques

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Voici 5 erreurs critiques qui exposent votre entreprise aux cyberattaques, et quelques conseils pour les éviter.

Pendant longtemps, les cyberattaques visaient surtout les grandes entreprises. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
Les TPE et PME sont devenues des cibles privilégiées des ransomwares, du phishing et des vols de données.

Pourquoi ?
Parce qu’elles disposent souvent de protections insuffisantes, de sauvegardes incomplètes ou de mauvaises pratiques de sécurité.
La plupart des attaques réussissent à cause d’erreurs simples mais évitables.

Mais beaucoup d’entreprises pensent que “ça n’arrive qu’aux autres”
Et contrairement à ce qu’on imagine,
les cyberattaques ne commencent presque jamais par quelque chose de spectaculaire. Elles commencent souvent par une erreur simple.

Voici les erreurs que nous retrouvons encore régulièrement lors d’interventions chez des TPE et PME.

1. Réutiliser le même mot de passe “par habitude”

C’est encore l’une des principales portes d’entrée des cyberattaques.

Beaucoup d’entreprises utilisent encore :

  • Le même mot de passe partout,
  • des mots de passe trop simples,
  • ou des accès partagés entre plusieurs collaborateurs.

Un seul mot de passe compromis peut permettre à un attaquant d’accéder :

  • aux emails,
  • aux fichiers,
  • aux sauvegardes,
  • aux logiciels métiers,
  • ou à l’ensemble du réseau.

Ce qu’il faut mettre en place

  • Des mots de passe uniques et complexes
  • Une authentification multifacteur (MFA)
  • Un gestionnaire de mots de passe
  • La suppression des comptes inutilisés

Risque réel

Dans de nombreux cas, un piratage Microsoft 365 commence simplement par un mot de passe récupéré lors d’une fuite de données.

 

Retour d’expérience  : 

Une personne nous contacte après avoir perdu l’accès à plusieurs de ses comptes en ligne.
Après analyse, tout est parti d’un faux email reçu quelques jours plus tôt : elle avait saisi « son mot de passe habituel » sur un faux site. En quelques heures, les hackers ont accédé à sa messagerie, à certains comptes fournisseurs et même à des services personnels, type Leboncoin, vinted ou Amazon en utilisant le même mot de passe.

2. Croire qu’une sauvegarde existe… parce qu’un disque dur est branché quelque part

Quand on demande : “Vous avez une sauvegarde ?”

La réponse est souvent : “Oui normalement.”

C’est l’une des erreurs les plus fréquentes. Le problème, c’est que “normalement” ne protège pas une entreprise.

Lors d’un incident, beaucoup découvrent que :

  • la sauvegarde ne fonctionne plus,
  • elle est incomplète,
  • elle n’a jamais été testée,
  • ou qu’elle a été chiffrée en même temps que le reste.

Une sauvegarde n’a de valeur que si la restauration fonctionne réellement.

Ce qu’il faut éviter :

  • Sauvegarde sur un simple disque USB
  • NAS connecté en permanence
  • Sauvegarde unique
  • Aucun test de restauration
  • Aucune sauvegarde cloud ou Microsoft 365

Ce qu’il faut mettre en place :

  • Sauvegarde externalisée
  • Copies multiples sur des supports différents
  • Sauvegarde hors ligne
  • Tests réguliers
  • Historique des versions
  • Sauvegarde chiffrée
  • Immuabilité
  • Plan de reprise d’activité

Parce qu’après une attaque, la vraie question n’est pas “avons-nous une sauvegarde ?” mais “combien de temps avant de pouvoir retravailler normalement ?”

 

Retour d’expérience  : 

Une entreprise nous contacte après qu’un ransomware ait bloqué l’accès à une partie de ses fichiers.
Le dirigeant pensait être protégé grâce à “une sauvegarde sur un disque externe”. En réalité, la sauvegarde était connectée en permanence au réseau et a été chiffrée en même temps que le serveur.

3. Attendre avant de faire les mises à jour

Beaucoup de PME repoussent les mises à jour “par manque de temps”, par « peur du bug » ou parce que « tout fonctionne » correctement.

Mais les cybercriminels exploitent justement des failles déjà connues… et corrigées depuis plusieurs mois.

Autrement dit : beaucoup d’attaques pourraient être évitées avec de simples mises à jour.

 

Ce qui est souvent oublié :

Les failles ne concernent pas uniquement les ordinateurs.

Elles touchent aussi :

  • les serveurs
  • les firewalls,
  • les routeurs,
  • les NAS,
  • les logiciels métiers,
  • les accès distants,
  • les solutions cloud.

Dans beaucoup de TPE / PME, il n’y a tout simplement personne pour superviser réellement les équipements informatiques au quotidien. Les systèmes vieillissent, certaines mises à jour sont oubliées et certains appareils ne sont plus maintenus. Avec le temps, ces équipements deviennent alors des portes d’entrée silencieuses pour les cyberattaques.

 

Ce qu’il faut mettre en place :

  • Automatiser les mises à jour critiques
  • Superviser les équipements
  • Identifier les systèmes obsolètes
  • Vérifier régulièrement les vulnérabilités

Retour d’expérience  : 

Lors d’un audit sécurité, nous découvrons qu’un firewall n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs années et que des appareils obsolètes étaient accessibles depuis internet faute de supervision informatique.
Cet audit, nous a permis de mettre en lumière ces failles de sécurité et nous avons pu intervenir rapidement pour sécuriser l’infrastructure

4. Penser qu’un antivirus suffit encore en 2026

C’était vrai, il y a 10 ans…

Aujourd’hui, les cyberattaques ont évolué et ciblent surtout les utilisateurs, les accès et les mauvaises habitudes.

Les cybercriminels utilisent désormais :

  • le phishing : des faux emails très crédibles
  • des demandes urgentes,
  • des usurpations d’identité,
  • les faux emails clients ou fournisseurs,
  • et surtout l’ingénierie sociale.

Et dans beaucoup de cas : aucun “virus classique” n’est détecté. Le principe est de pousser la victime à faire elle-même l’erreur

 

 Une protection moderne doit inclure

  • MFA
  • Protection avancée des postes
  • Sauvegarde fiable
  • Firewall sécurisé
  • Filtrage emails
  • Supervision
  • Sensibilisation des utilisateurs
  • Vérification des demandes sensibles

la cybersécurité ne repose plus sur un seul outil, mais sur plusieurs couches de protection qui travaillent ensemble.

 

Retour d’expérience  : 

Une entreprise nous contacte après le versement d’une paie sur un mauvais compte bancaire.
Le service RH avait reçu un email semblant provenir de l’épouse d’un employé demandant “une modification de son RIB”. L’adresse paraissait crédible, le ton habituel… et le virement a été effectué sans méfiance

5. Donner trop de droits “par facilité”

Dans beaucoup de PME, tous les utilisateurs disposent des droits administrateurs et des mêmes accès “pour éviter les blocages”.
Avec le temps, les comptes administrateurs se multiplient, certains anciens accès restent actifs et personne ne sait vraiment qui peut accéder à quoi.

Au quotidien, cela semble pratique. Mais en cas d’attaque : cela accélère énormément la propagation.

Plus un utilisateur possède de droits :

  • plus une attaque peut se propager rapidement,
  • plus les données sensibles deviennent accessibles,
  • et plus les dégâts peuvent être importants.

Ce qu’il faut mettre en place

  • Limiter les droits administrateurs
  • Séparer les comptes utilisateurs et techniques
  • Désactiver les anciens accès
  • Contrôler les accès sensibles
  • Vérifier régulièrement les autorisations
  • Assurer un suivi rigoureux des comptes actifs

Dans beaucoup d’entreprises, certains accès restent encore actifs plusieurs semaines, voire plusieurs mois après le départ d’un collaborateur.

 

Retour d’expérience  : 

Une entreprise nous contacte après des disparitions suspectes de documents professionnels
Après analyse, le compte d’un ancien employé licencié était toujours actif et accessible, simplement parce qu’il n’avait jamais été désactivé après son départ.

Le risque zéro n’existe pas en cybersécurité.

Les cybercriminels cherchent rarement l’entreprise la plus difficile à pirater.
Ils cherchent surtout celle qui leur demandera le moins d’efforts. Et malheureusement, parfois, un simple mot de passe suffit.

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